Je ne fais pas partie de ceux qui croient que le système d'éducation nous permet d'apprendre réellement et d'acquérir des connaissances. En fait si, mais on apprend pas un métier sur des bancs d'écoles, on l'apprend en le pratiquant, en l'analysant.
Personnellement, j'ai toujours cru que c'était tous les à côtés de l'école qui permettaient vraiment de se forger des connaissances. S'impliquer, participer, aider aux activités extra-scolaires, ce sont mes devoirs et leurs réussites; mon examen.
J'ai toujours aimé être impliqué dans le plus de choses possibles. Présentement, j'occupe des postes dans la COMR, le Gala-là, l'initiation 2008 et comme délégué des 12e Jeux canadiens de la Communication. Je suis fou de joie de pouvoir toucher à ces activités différentes les unes des autres et de pouvoir acquérir de nouveaux bagages grâce à tout cela.
N'empêche que ça me rend un peu nostalgique et m'amène aussi un sentiment de fierté que je n'avais pas ressenti depuis deux ans.
Ce désir de s'impliquer a débuté en 6ème année du primaire, notre professeure avait eu l'idée de faire un après-midi "sketch" où divers petits groupes faisaient un sketch. J'avais fais un genre de "Fureur" avec des artistes imités, des lumières apportées et de la musique pour mettre de l'ambiance. La semaine suivante on faisait un remake du Projet Blair en version théâtrale avec notre professeure qui jouait ma partenaire. Un lien venait de se créer entre nous. Pour je ne sais plus quelle raison, je me suis mis à faire une chronique hebdomadaire sur l'actualité du divertissement: cinéma, jeux-video, musique, télévision, etc. Puis quelques semaines après notre professeure nous offrait la chance à moi et mon collègue d'avoir tous les vendredis après-midi pour faire notre "émission". Concept de show télé sans caméra, chroniques, numéros de danse, sketch. Chaque chroniquer avait son entrée sous une musique de lutte, nous étions la Nic Connect. Un happening hebdomadaire qui a marqué ma jeunesse mais aussi toutes celles de ceux qui étaient dans cette classe. Je m'en fais encore parler des fois par des gens et c'est toujours amusant.
Secondaire 1, profitant de la popularité acquise en cette 6ème année passée, je remporte l'investiture à la présidence de mon groupe. Année plutôt tranquille; dans le sens où j'apprenais, je regardais, j'analysais, tout en faisant mon travail du mieux que je pouvais. Motiver les troupes, était mon point fort. Lip-sync annuel, carnaval, halloween, on se démarquait.
Secondaire 2, j'avais déjà plus d'assurance et le conseil de vie étudiante n'avait déjà plus de secret.
Secondaire 3, le conseil de vie étudiante était devenue ma secondaire demeure. En même temps, la musique commençait à m'intéresser aussi. Par un concours de circonstances, je suis devenu technicien de son pour tous les spectacles qui avaient lieu. J'ai appris sur le tas et on a fait une foutue bonne job.
Secondaire 4, ça devenait sérieux. Plus expérimenté de tout les membres du conseil étudiant, le président d'école comptait énormément sur mon aide et dieu sait que je lui en ai fourni... Année incroyable, technique de son, technique de scène, participation musicale, la troupe de théâtre revint à la vie et j'en fus, etc. Pour le gala de fin d'année, on décida de prendre un concept que j'avais écrit pour un spectacle de musique en secondaire 3, donc en plus d'avoir signé le concept et une grosse partie de la logistique du galà, j'avais assuré l'aspect technique, je faisais la voix-off, je faisais une chanson, j'étais nominé dans plusieurs catégories, remporta trois prix. L'apothéose.
Secondaire 5, depuis le premier instant que j'avais intégré le conseil de vie étudiante j'anticipais ce moment. J'allais enfin pouvoir me présenter comme président d'école. Être l'un des rares en 50 ans à avoir accompli "l'exploit" d'être au conseil de vie étudiante 4 ans comme président de groupe et finir comme président d'école. J'étais la personne la plus compétente pour cette tâche. Après une dure campagne électorale, mon rêve se réalisa. Grosse année que fut celle-là, un conseil de vie étudiante décimé par des membres qui ne se pointent pas aux réunions, par une genre de rébellion créée par le vice-président, par des gens qui chialent parce que je ne leur déléguait pas assez d'ouvrage mais que lorsque je le fais ne la font pas ou encore la font tout croche, par une ambiance bizarre au niveau des secondaire 5. L'année que je croyais être ma meilleure allait devenir la pire de toute. La seule fierté que je peux en tirer c'est d'avoir continué à m'impliquer autant et d'avoir réussi à porter sur mes épaules toutes les activités habituelles en y ajoutant toujours une petite touche personnelle.
Au cégep, j'étais blasé. 6 années à me dévouer aux autres, à donner mon temps tout entier pour qu'ils puissent passer un bon moment de temps à autres. Aller à mes cours, tenter de faire mes devoirs, avoir du fun avec sa blonde et ses amis. C'est ce que j'ai fait la première année.
La deuxième année de Sc.Humaines a été plus rock and roll. Célibataire pour une première fois en quelques années, je me suis mis à sortir un peu trop souvent (à mon goût présentement) dans les bars, à vivre la nuit et être mort le jour. Ma première implication en 1 an et demi de congé fut ma participation à titre de photographe à Saguenay Web. Prendre de mon temps et énergie pour satisfaire une masse. Wow, ca m'avait manqué. Au printemps, je décida de m'occuper du "bal" de finissant en Sc.humaines. Rien de bien stressant mais un peu d'organisation me fit le plus grand bien.
Arrivé à l'université, le plan était simple.
Se faire connaitre par le maximum de gens a la première session. Partys, soupers et sorties à profusion avec le plus de gens possible. La suite venait d'elle-même, couper un peu dans cette omniprésence festive et occuper des postes dans les principales associations/comités. Un succès sur toute la ligne.
Les prochains mois je prendrai donc mon temps, mon énergie, mon argent, pour faire en sorte qu'une majorité ait du plaisir, du fun, des belles activités.
Je dis que je donne pour le plaisir des autres mais dans le fond, faire ça, c'est mon plaisir aussi.
Ndlr : Certaines personnes pourraient se demander : "pourquoi écrire un tel article ?"
C'est simple, je trouve qu'on ne sait pas assez d'où viennent les gens que l'on côtoie. On devient copain-copain rapidement avec les gens mais on ne sait pas du tout ce qu'ils ont déjà vécu ou pas. X personne a peut-être perdu ses deux parents, lui a peut-être déjà été hockeyeur semi-pro, etc. En "m'offrant" ainsi, j'ai l'impression d'être honnête avec tout le monde et de n'avoir rien à cacher.
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